8 mars 2018: journée internationales des femmes

The worker must have bread, but she must have roses, too!

Ce sont les paroles prononcées par la syndicaliste du début du 20e siècle Rose Schneiderman dans son discours. Par la suite, ces mots ont été intégrés dans un poème et mis en musique. Ils sont devenus une chanson contestataire pour exiger des salaires équitables mais aussi le respect des ouvriers et le travail décent. 
Le discours fut déclamé à l'occasion d'une grève dans le secteur du textile dans le Massachusetts en 1922. La grève fut une grande surprise car on pensait jusque-là que les femmes ne pouvaient pas être organisées par les syndicats. Elle s'est étalée sur plus de deux mois et on y réfère souvent en ces termes : « the bread and roses strike (la grève du pain et des roses). » Les exigences des ouvriers du textile étaient claires : des salaires équitables mais aussi des conditions de travail régies par la dignité et le respect. Recevoir un salaire qui vous maintienne en vie est loin d'être suffisant, il doit aussi vous permettre de poser un bouquet de fleurs sur votre table chaque semaine. 
Aujourd'hui, nous sommes en 2018. Les femmes se sont appropriées une place au sein du syndicat. Les entreprises suivies par ACV-CSC METEA comptent nombre de déléguées qui oeuvrent chaque jour pour la défense des intérêts de leurs collègues féminines. Le groupe de pilotage genre sait et peut jouer son rôle envers la politique menée par la centrale. Mais il y a encore du pain sur la planche. Nous fêterons bientôt la Journée internationale de la Femme, le 8 mars. Ce jour est placé sous le signe de la combattivité et le sentiment de solidarité entre les femmes, partout au monde. Ce jour-là, ACV-CSC METEA veut prendre la défense de : 
  • la femme à qui, au cours d'un entretien d'embauche, on demande si elle a l'intention de tomber enceinte. 
  • la femme qui est ignorée par ses collègues masculins pendant les réunions. 
  • la femme qui n'a pas l'occasion de suivre des formations, alors qu'elle voit ses collègues masculins partir en cours. 
  • la femme qui dispose des capacités pour exercer une fonction dirigeante mais pour qui l'opportunité ne se présente pas parce qu'elle est une femme. 
  • la femme qui part au travail la peur au ventre parce qu'elle craint qu'il aura encore les mains baladeuses. - la femme qui est diplômée en électromécanique et n'a pas l'occasion d'exercer le travail pour lequel elle a fait des études. 
Nous voulons encourager toutes ces femmes qui revendiquent leur place sur le marché du travail mais se voient confrontées à des faits de discrimination et de violence. Nous sommes fiers de toutes les femmes qui consentent tant d'efforts pour être traitées à pied d'égalité. Et nous souhaitons remercier toute personne qui donne aux femmes l'opportunité d'éprouver la liberté et l'égalité au travail. C'est pourquoi, en tant que ACV-CSC METEA, nous planifions une action symbolique afin de souligner ce que nous défendons. Et maintenant et pour bien longtemps encore :
“As we come marching, marching, we battle too for men, For they are women's children, and we mother them again. Our lives shall not be sweated from birth until life closes; Hearts starve as well as bodies; give us bread, but give us roses!” - James Oppenheim