Réforme Peeters : pour un marché du travail inéquitable


Le couperet est tombé. La proposition de réforme structurelle du marché du travail est aussi indigeste que toutes les mesures de ce Gouvernement néolibéral. Nous ne pouvons tolérer un tel affront. ACV-CSC METEA encourage ses militants et autres sympathisants à rejoindre la manifestation de la CSC du 20 avril à Bruxelles. L’avenir est à nous, unissons nos forces pour le démontrer… et avancer vers plus de solidarité. 
Emploi de qualité, sécurité sociale, services publics : les trois piliers de notre société font partie intégrante d’un projet de solidarité, aujourd’hui mis à mal par une poignée de nantis. Et le mot est faible. Pendant que les puissants s’en mettent plein les poches, délocalisent, licencient, s’adonnent sans scrupule à la fraude fiscale, d’autres se voient être traités comme des objets que l’on peut prendre, utiliser à souhait, et jeter. 
Semaine de 45 heures, journées de 9 heures, allongement des carrières, horaires de travail aléatoires, flexibilisation des jours de récupération et des jours de congé, etc. : avec la proposition de réforme Peeters, les travailleurs seront juste priés de s’adapter aux besoins du marché. Les personnes prestant à temps partiel pourront être prévenues 24 heures à l’avance de leur horaire de travail… Les premières victimes seront donc à nouveau les femmes, qui sont souvent les cheffes de ménage des familles monoparentales et devront faire des acrobaties pour s’organiser. C’est donc bien une vision de droite, rétrograde, où les femmes sont au foyer. 
Mais les travailleurs et les travailleuses ne sont pas des outils ! Nous ne pouvons pas tolérer ce nouvel affront. Mobilisons-nous pour la manifestation du 20 avril. Tous ensemble, à Bruxelles, pour leur dire que « l’avenir est à nous »