Délégation CATERPILLAR à Genève, Suisse

Le 18 novembre, environ 300 travailleurs de Caterpillar Belgium se sont rendus à Genève, siège européen du groupe, pour tenter de faire entendre leur voix. Ils ont été rejoints par d'autres travailleurs français, allemands, anglais et italiens de Caterpillar. Une mobilisation placée sous le signe de l’unité organisée par industriAll Europe, la fédération syndicale européenne.
Outre l'usine de Gosselies, où plus de 2.000 emplois sont concernés, des centaines d'emplois directs sont en effet également ciblés sur un site de Caterpillar situé en Irlande du Nord. Et plusieurs milliers d'emplois indirects sont menacés dans d'autres sites de production en Europe.
Une petite délégation a bien rencontré les dirigeants de l’entité suisse. Parlant d’une seule voix, les syndicats européens ont demandé l’arrêt des plans de restructurations et l’engagement sur une stratégie industrielle de long-terme. Ils ont aussi dénoncé la logique qu'ils estiment purement financière du groupe Caterpillar, centrée sur les attentes à court-terme des actionnaires.
Le message a donc été transmis. Sera-t-il entendu? La mobilisation des travailleurs de Caterpillar en tout cas reste forte, en vue des prochains mois. « Nous serons vigilants à ce que le dialogue se poursuive avec les vrais décisionnaires de Caterpillar, sur chacun des volets du plan de restructurations qu’il concerne la Belgique, l’Irlande du Nord, la France ou tout autre site européen. Les droits nationaux et européens à l’information et à la consultation des travailleurs doivent être respectés » a déclaré un représentant d’IndustriAll.
L’avenir de Caterpillar et de ses sous-traitants a également fait l’objet cette semaine d’une rencontre au cabinet du Premier ministre à Bruxelles, en présence des syndicats, des autorités wallonnes et de la Ville de Charleroi. Une réunion entre les syndicats et le cabinet de la commissaire européenne Marianne Thyssen est également programmée. L’objectif est d'évaluer ce qui a été fait et ce qui pourrait être fait pour mieux protéger l'industrie européenne et ses travailleurs.